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La galerie Berès située Rive Gauche, en face du Musée du Louvre, fut fondée en 1951 par Huguette Berès. Elle est maintenant dirigée par sa fille Anisabelle Berès-Montanari.
Dès l’origine la galerie s’est spécialisée dans deux domaines très différents : l’art japonais et la peinture française des avant-gardes des XIXe et XXe siècles.

Renouant avec une tradition remontant aux frères Goncourt, elle a fait redécouvrir et apprécier l’art de l’estampe japonaise à des générations d’occidentaux, devenus de fidèles amateurs d’art japonais, en organisant plusieurs expositions qui eurent un grand succès en France et à l’étranger, notamment l’exposition Utamaro présentée en 1981 à Paris puis à Londres et dont le catalogue est devenu un ouvrage de référence ...

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MATISSE Henri (1869 - 1954)
Marguerite Emilienne, née en septembre 1894, était la fille de Caroline Joblaud, égérie et modèle de Matisse dès 1896 (entre autres pour un tableau intitulé La serveuse bretonne). En 1897, Matisse reconnaît Marguerite comme sa fille et peu de temps après met fin à ses relations avec sa mère. Quelque temps après il se marie avec Amélie Parayre.
Matisse était un père et un mari très affectueux, raison pour laquelle Marguerite était très attachée à son père. A la différence de ses deux frères Jean et Pierre, turbulents, Marguerite acceptait régulièrement et patiemment de poser pour son père. Ainsi Matisse peint au moins deux portraits d’elle en1906 (l’un est au Musée de Grenoble, l’autre dans la collection Marion Smoke), et un en 1907 (conservé au Musée Picasso), où il confirme son identité en inscrivant son nom en lettres d’or sur la bordure inférieure de la toile.
Sur cette grande feuille, Marguerite a environ 20 ans. L’artiste simplifie et embellie les traits de son visage l’associant aux fleurs épanouies de la bordure. Le format de cette feuille est la preuve que Matisse projetait la réalisation d’une affiche. Revenant du Maroc (1912-1913) on retrouve l’influence des décors islamiques qu’il avait pu admirer lors de son voyage. On sait que Matisse , bien avant ce voyage, appréciait et admirait cet art d’Afrique du Nord. Comme Gauguin, les tapisseries et les tapis étaient une source inépuisable d’inspiration.
Dès 1911, Matisse a utilisé ses bordures de fleurs stylisées, entre autres sur un Intérieur aux aubergines. A partir de cette époque, Matisse travaillait à l’aplatissement maximum de l’espace, travail qui évoluera peu à peu vers l’abstraction.



MATISSE Henri
Tête de Marguerite et fleurs

 

 

25, quai Voltaire - 75007 PARIS - France - Tel : +33 (0)1 42 61 27 91 - Fax : +33 (0)1 49 27 95 88
Ouvert du lundi au samedi de 10h à 19 h