<< Retour


La galerie Berès située Rive Gauche, en face du Musée du Louvre, fut fondée en 1951 par Huguette Berès. Elle est maintenant dirigée par sa fille Anisabelle Berès-Montanari.
Dès l’origine la galerie s’est spécialisée dans deux domaines très différents : l’art japonais et la peinture française des avant-gardes des XIXe et XXe siècles.

Renouant avec une tradition remontant aux frères Goncourt, elle a fait redécouvrir et apprécier l’art de l’estampe japonaise à des générations d’occidentaux, devenus de fidèles amateurs d’art japonais, en organisant plusieurs expositions qui eurent un grand succès en France et à l’étranger, notamment l’exposition Utamaro présentée en 1981 à Paris puis à Londres et dont le catalogue est devenu un ouvrage de référence ...

EN SAVOIR PLUS ...

 

 



ERNST Max (1891- 1976)
Max Ernst se mit à dessiner et à peindre très tôt, et c’est pourtant vers des études de philosophie, de psychiatrie et d’histoire de l’art qu’il s’oriente en 1911. A la même époque il rencontre Auguste Macke qui lui fait connaître le groupe Die Brücke et Der blaue Reiter.
Max Ernst se consacre alors réellement à la peinture, influencé par l’expressionnisme allemand. Il devient membre du groupe La jeune Rhénanie.
En 1913, il rencontre Apollinaire et Delaunay et se rend à Paris.
Mobilisé pendant la guerre 1914 -18 il souffre des horreurs de la guerre. En 1920, il devient membre fondateur du mouvement Dada. En 1922 il se fixe à Paris et participe avec Arp, Tzara et Breton aux manifestations dada.
A partir de 1924, il réalise de nombreux décors pour les ballets russes et pour Alfred Jarry mais subit les critiques d’André Breton.
A la déclaration de la seconde guerre mondiale, interné au camp des milles car allemand, il réussit grâce à l’aide de Paul Eluard à s’exiler vers les Etats-Unis. En 1941 il y retrouve Breton et Duchamp. Il ne reviendra en Europe qu’en 1953 et un peu plus tard à Paris.
Son travail très diversifié est dominé par le hasard du geste qui révèle l’idée poétique.
Malgré la variété technique de son travail, Max Ernst utilise des thèmes qui lui sont familiers, inspirés de la faune et flore sylvestres. Celui de l’oiseau est particulièrement récurrent tant en peinture, sculpture et gravure, et ce depuis sa plus jeune enfance : dès1906, Max fait le rapprochement entre l’oiseau et l’homme. A cette date naît sa soeur et meurt sa perruche, ce qui lui fait apparaître l’oiseau comme le double de l’humain voire un double de lui-même. C’est alors le baptême de Lop-lop, le supérieur des oiseaux qui l’accompagnera tout au long de sa vie. Progressivement l’oiseau devient l’image de la liberté, seule règle de sa création à tous vents.



ERNST Max
Portrait de Paul Eluard

 

 



ERNST Max
Le Grand Ignorant

 

 

25, quai Voltaire - 75007 PARIS - France - Tel : +33 (0)1 42 61 27 91 - Fax : +33 (0)1 49 27 95 88
Ouvert du lundi au samedi de 10h à 19 h