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La galerie Berès située Rive Gauche, en face du Musée du Louvre, fut fondée en 1951 par Huguette Berès. Elle est maintenant dirigée par sa fille Anisabelle Berès-Montanari.
Dès l’origine la galerie s’est spécialisée dans deux domaines très différents : l’art japonais et la peinture française des avant-gardes des XIXe et XXe siècles.

Renouant avec une tradition remontant aux frères Goncourt, elle a fait redécouvrir et apprécier l’art de l’estampe japonaise à des générations d’occidentaux, devenus de fidèles amateurs d’art japonais, en organisant plusieurs expositions qui eurent un grand succès en France et à l’étranger, notamment l’exposition Utamaro présentée en 1981 à Paris puis à Londres et dont le catalogue est devenu un ouvrage de référence ...

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GRIS Juan (1887-1927)
Originaire de Madrid, Juan Gris, de son vrai nom José Victoriano Gonzales, arrive à Paris en 1906. Il loge au Bateau Lavoir et y rencontre Picasso.
Il dessine pour les journaux (L’Assiette au beurre, Le Charivari, ...) et expose en 1912 pour la première fois au Salon des Indépendants, puis à la Section d’Or. Il exécute pour les ballets russes de Serge Diaghilev des décors et des costumes.
En 1922, il quitte Montmartre pour s’installer à Boulogne-sur-Seine.
Ses marchands furent D.H.Kahnweiler, Clovis Sagot et Léonce Rosenberg. Il eut aussi le soutien de grands amateurs comme Gertrude Stein et Alphonse Kahn. Il fut très ami avec Pierre Reverdy dont il illustra des recueils de poésie, Tristan Tzara et Jacques Lipchitz.
Son rôle dans l’histoire du Cubisme est prépondérant. Il explique sa méthode dans L’Esprit Nouveau en 1921 : Je travaille avec les éléments de l’esprit, avec l’imagination. J’essaie de concrétiser , ce qui veut dire que je pars d’une abstraction pour arriver à un fait réel. Cézanne d’une bouteille fait un cylindre, moi je pars du cylindre pour créer un individu d’un type spécial ; d’un cylindre, je fais une bouteille, une certaine bouteille.
J.Gris comme tous les peintres cubistes, se voulait absolument réaliste et cherchait à obtenir la représentation totale d’un objet, ce qui l’amenait à réunir sur son dessin, sur sa toile, plusieurs aspects, plusieurs facettes de son sujet. C’était le meilleur moyen pour lui de donner le maximum de renseignements véridiques sur les objets figurés.
Ce besoin de clarté et de précision se retrouve sur notre dessin où sont précisément décrits et situés la chaise, l’angle de la table et la cruche avec une implacable rigueur. Il pensait d’ailleurs qu’il manquait à son art le côté sensible et sensuel alors qu’il est parfaitement lyrique dans le traitement de sa cruche.



GRIS Juan
La cruche

 

 

25, quai Voltaire - 75007 PARIS - France - Tel : +33 (0)1 42 61 27 91 - Fax : +33 (0)1 49 27 95 88
Ouvert du lundi au samedi de 10h à 19 h