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La galerie Berès située Rive Gauche, en face du Musée du Louvre, fut fondée en 1951 par Huguette Berès. Elle est maintenant dirigée par sa fille Anisabelle Berès-Montanari.
Dès l’origine la galerie s’est spécialisée dans deux domaines très différents : l’art japonais et la peinture française des avant-gardes des XIXe et XXe siècles.

Renouant avec une tradition remontant aux frères Goncourt, elle a fait redécouvrir et apprécier l’art de l’estampe japonaise à des générations d’occidentaux, devenus de fidèles amateurs d’art japonais, en organisant plusieurs expositions qui eurent un grand succès en France et à l’étranger, notamment l’exposition Utamaro présentée en 1981 à Paris puis à Londres et dont le catalogue est devenu un ouvrage de référence ...

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BOUDIN Eugène (1824-1898)
Fils de marin, Eugène Boudin ouvre à vingt ans une boutique de papeterie au Havre. Il fait la connaissance d’Isabey, Troyon, Millet qui encouragent ses talents de peintre. Très vite, il abandonne le commerce et se consacre à l’Art .
En 1858, sa rencontre avec Monet qui l’éveille au sentiment d’une nature mobile est pour lui un événement capital. Dès lors, il ne cessera de traduire le mouvement des barques sur la mer, le rythme de la houle, l’entrée des navires dans les bassins, les variations de l’atmosphère, au Havre, à Trouville, à Bordeaux, à Anvers et même à Venise.
Ainsi, en fixant l’insaisissable, Boudin a préparé en précurseur indépendant et acharné le chemin de l’impressionnisme.
L’arrière pays normand n’a jamais eu pour Boudin le même attrait que les côtes. Néanmoins, Boudin aime la campagne traversée par La Touques. Cette rivière a exercé sur Boudin une attraction particulière. Elle débouche à Trouville, subit le rythme des marées et a de multiples visages avec ses crues, ses marécages, et les laveuses travaillant sur ses rives .
Le thème des laveuses apparaît dès 1863 dans l’oeuvre de Boudin. Il le reprend à partir de 1878 pour ne conserver que l’essentiel d’un motif qu’il peindra à plusieurs reprises : la rive au premier plan formant un triangle sombre, l’eau sur laquelle se détache les silhouettes sombres des lavandières, la ligne de la rive opposée, le ciel .
Aucune des femmes n’est clairement individualisée. Boudin ne cherche pas à faire un portrait mais à traduire l’éclat et les éblouissements de la lumière sur l’eau, le sable, les couleurs vives des corsages et du linge au pied des femmes surprises dans leur attitude quotidienne.



BOUDIN Eugène
Laveuses au bord de la Touques

 

 

35, rue de Beaune - 75007 PARIS - France - Tel : +33 (0)1 49 27 94 11 - Fax : +33 (0)1 49 27 95 88
Ouvert du lundi au samedi de 14h à 19 h